La fiabilité de la mesure d’audience a toujours fait débat sur Internet. Quel que soit l’indicateur retenu (visite, visiteur unique, temps passé..), aucune méthodologie ne fait l’unanimité.
Ces dernières semaines ont vu la discussion s’amplifier au sein du microcosme "nouveaux media". En cause les mesures d’audience publiées par Médiamétrie pour le mois de décembre, qui donnaient des chiffres surprenants pour certains supports. D’un côté, les chiffres montraient des progressions très importantes et peu compréhensibles. D’autre part, les mesures de Médiamétrie étaient en contradiction avec d’autres systèmes de mesure, en particulier celui de l’OJD.
NB : voir la synthèse de la polémique dans l’article d’en3mots
Au-delà de la polémique, qui trouve notamment sa source dans la concurrence entre Le Monde et Le Figaro, on peut légitimement s’interroger côté annonceur sur le crédit à accorder aux partenaires medias, supports ou agences. En effet, comme l’indique Laurent Alexandre (ex-PDG de Doctissimo) dans une interview à Capital «Un tiers des sites internet français dopent artificiellement leur audience» ; et plus préoccupant encore, « il existe une certaine collusion entre les éditeurs et les agences Média »
La crise -et le coup de frein aux investissements publicitaires qu'elle signifie- fait donc sortir le loup du bois, en exarcerbant la concurrence entre supports.
A quelque chose malheur est bon, puisque Médiamétrie annonce pour le 5 mars les premières dispositions permettant d’améliorer la mesure d’audience (source Journal du Net).
A suivre…
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