L’EBG a réuni mercredi 25 mars quelque 300 adhérents au Cercle National des Armées, pour la présentation de la deuxième édition de son baromètre de l’économie numérique.
Dans l’avalanche médiatique actuelle de mauvaises nouvelles, le moins que l’on puisse dire est que l’EBG réchauffe l’atmosphère, au moins la numérique.
Quelles sont les deux conclusions de l’Executive Summary ?
- « La crise n’a pas d’effet sur le budget Internet des annonceurs »
- « Les budgets marketing continueront à croître en 2009, au rythme de 54% »
NB: On dépasse largement les estimations habituelles (cf dernières estimations 2009). Voilà de quoi regonfler les plus abattus en ce début de printemps.
L’Internet ne connaît donc pas la crise. Celle-ci n’a que des effets de bord, avec notamment des délais allongés pour les prises de décision et des négociations plus serrées de la part des annonceurs. Au chapitre des bémols, on retrouve également la question de la confiance dans l’e-pub (display) et celle de l’absurdité des prix media bruts (cf Investissement media : à quoi sert le montant brut ?)
Lorsqu’on regarde les chiffres, on est un petit peu surpris tout de même. En particulier, les supports media et régies (21 ont répondu à l’enquête) annoncent une progression de 24% de leurs chiffres d’affaires sur le trimestre déc08-jan09-fév09 vs il y a un an. Je ne sais pas s’il s’agit de méthode coué ou d'intox, mais 24% de progression en ce début d’année pour du media Internet, ça paraît beaucoup beaucoup.
Les chiffres déclarés par les agences (24 ont répondu) sont intéressants: 7% de hausse moyenne de la marge brute (sur le même trimestre vs il y a un an) avec une situation très hétérogène : 12 agences déclarent progresser de 10 à 15% et 6 (ou 9 ? le doc est ambigu) agences déclarent une baisse de 20%.
Un document à lire, quitte à prendre parfois un petit peu de recul vis-à-vis du déclaratif proposé.
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