Il y a quelques années, un copain -s'étonnant de me voir travailler dans l'Internet- me disait «Internet c’est le prion de l’économie".
Note pour les non initiés : le prion est la protéine responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (Vache Folle) qui se caractérise par une «dégénérescence du système nerveux central» dont «l’issue est systématiquement fatale» (dixit wikipedia)
Concernant le modèle publicitaire, sa formule m’est revenue à l’esprit en découvrant le dossier du Journal du Net sur «Les revenus par utilisateur des grands sites de contenus américains»
Note : le dossier du Journal du Net se base sur un article de OMMA Magazine «Top Online Publishers» qui propose le RPUU (Revenue Per Unique User) comme dénominateur commun pour la valeur publicitaire d'un support éditorial.
En tête du revenu par visiteur unique, on trouve yahoo! avec 14,25 dollars par utilisateur, par an. Le site de contenu qui gagne le plus d’argent par utilisateur n’arrive donc pas à un euro de recette par mois. En d’autres termes, l’économie « éditoriale » du Net en arrive à délivrer un service qu’elle est incapable de valoriser à un petit euro par mois auprès de son public! (quand on pense que le moindre jeu par sms récupère cette somme sans problème…)
Sur base de ce constat, je crois effectivement que l’expression de mon copain Fred n’était pas mauvaise. On est clairement dans la "dégénérescence"* de l'économie de l'éditorial et afin d’éviter une "issue fatale"*, il est sans doute (grand) temps d’augmenter la valorisation du service rendu à l’utilisateur.
* pour paraphraser wikipedia
Et cela passe de toute évidence par l’abandon du modèle publicitaire pur.
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