La gestion des noms de domaines représente un petit écosystème assez particulier. En effet, le B to B, le B to C et le C to C se côtoient et interagissent, ce qui donne parfois un curieux mélange.
Voici deux petites expériences vécues récemment qui illustrent l’ambiance.
Côté « professionnels » : des process simples et efficaces qui ont accompagné le rachat pour compte client d’un nom détenu par une société
- Négociation en trois aller-retours de mails entre Los Angeles et Paris
- Fluidité du transfert par les « registrars »
- Règlement via dépôt fiduciaire auprès d’un tiers de confiance
Côté « pieds nickelés » : la tentative d’arnaque à la petite semaine sur une vente de nom.
- Un premier message reçu: "Our company is in online business for several years. We are investing in domains and web sites. What is your price for the domain name? We have a solid budget but we offer reasonable offers only. We will not overpay. If you have other domains for sale feel free to send your list. Looking forward to do business with you."
- Suite à la demande d’offre que nous lui formulons, le pied nickelé tente de piquer quelques dollars via un service bidon: "I think your name is worth about 5,000 - 7,000 USD. Do you agree with this price range? Have you had your domain names evaluated in the past? I mean domain appraisals. Without valuation we cannot be sure in the sale price. It's very important for me in terms of reselling too. But we must engage a valuation company with REAL manual service. So I will only accept valuations from independent sources I and my partners trust"
- Face au refus de payer une “évaluation” auprès de la “source indépendante”, notre ami disparaît dans le cyberespace…
C’est assez pittoresque de voir cohabiter ces deux facettes d’une même activité.
Il faut dire que côté extravagance, certains « C » rêvent toujours du « B » qui les couvrira d’or pour racheter un nom de domaine stratégique, à la manière dont le Vivendi de Jean-Marie Messier avait négocié la marque vis@vis (cf «Une bourde de Vivendi fait la fortune d’Ababacar Diop»)