Dans son numéro du 4 février, le magazine Stratégies se penche sur le métier de community manager.
Quelques remarques:
malgré le buzz qu'il suscite, ce métier n'existe pas réellement. En effet "dans les faits il ne représente aujourd'hui qu'une centaine de postes en France, répartis pour moitié en agence, pour moitié chez l'annonceur".
une affaire de stagiaires. Comme trop souvent dans le monde de la communication, des "stagiaires" payés au lance-pierre remplissent des postes de travail (pratique "normalement" interdite par la loi): "souvent, ce métier en devenir est laissé à un stagiaire"
une fourchette de salaires étonnamment établie. Bien qu'il s'agisse d'un métier en devenir concernant seulement 100 personnes, on dispose néanmoins de recul concernant les salaires (!): "après quelques années, un professionnel même pas trentenaire peut escompter entre 40 et 50 milliers d'euros brut de salaire annuel"
un business model "Tout ou Rien" pour les agences. D'après l'article, un jour.homme de community manager se "vend" 500 euros ("devis moyen d'un gestionnaire de communauté à 45 000 euros HT par an sur une base de 89 jours"). D'où l'on déduit que si l'agence a"fourgué" un stagiaire, c'est le jack-pot en terme de marge et que si l'agence a placé un community manager rétribué 50.000 euros brut (cf plus haut), elle ne gagne rien (une fois considérés les charges patronales, les frais fixes à amortir et le nombre de jours effectivement facturés dans l'année, on a un point d'équilibre jour.homme qui peut se situer au-delà de 500 euros).
Laissons du temps au temps...
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