Depuis quelques temps, j’ai le sentiment que le volume d’emails commerciaux est en augmentation assez importante.
Il semble que l’emailing bénéficie d’un double effet en cette période de crise:
• D’une part la nécessité d’accroître le démarchage commercial, en B2C comme en B2B
• D’autre part, un coût d’entrée attractif
Pour rappel et pour fixer quelques éléments concernant la performance de l’emailing, on peut se référer au baromètre Experian CheetahMail dont voici la synthèse:
Cette poussée d’emailing commercial ne semble pas toujours se dérouler dans un cadre professionnel irréprochable.
En effet, dans le domaine des fichiers d’adresses email, on trouve un peu tout et n’importe quoi sur le marché, qu’il s’agisse de B2C ou de B2B. Le «low cost» cache souvent des adresses et un service de qualité médiocres.
La tribune récemment parue dans le Journal du Net partage mon constat concernant le fort volume actuel d’emailing commercial. L’avocate Marie-Hélène Tonnellier y rappelle en outre les dispositions légales encadrant l’usage commercial du courrier électronique. Elle note un manque de rigueur de la profession dans ce domaine et conclut que « les annonceurs devraient donc bien réfléchir sur les avantages à attendre de l'utilisation d'un fichier d'adresses illicite par rapport au risque encouru, avant de surcharger les boîtes emails des internautes d'offres publicitaires en tous genres. Car si la CNIL exerce ses pouvoirs d'investigation à dessein, l'année 2009 pourrait bien se révéler risquée pour certains annonceurs aventureux.»
A ce sujet, on peut noter un taux de spam global toujours élevé et d’une remarquable stabilité dans le temps:
Source :Messaging Anti-Abuse Working Group (MAAWG)
Alors l’emailing en temps de crise, certes, mais pas n’importe comment !